Rencontre avec Alban du groupe PROGSTONE

Peux-tu m’expliquer l’origine du nom du groupe?
Le groupe s’est longuement concerté pour trouver un nom de groupe satisfaisant. Après quelques idées, on a décidé de chercher un nom qui nous plaise avant tout par sa musicalité et non pas par sa signification. On voulait éviter que les gens cherchent à y trouver un message. PROGSTONE nous correspond bien car il sonne de manière simple et brute mais reste facilement en tête, un peu comme notre musique.
POGSTONE c’est qui, c’est quoi?
Nous sommes avant tout des amis qui faisons de la musique pour le plaisir ! Notre amitié s’est sans doute construite en partie autour de nos goûts musicaux communs, à savoir le rock sous toutes ses formes. Ainsi, on revendique pas mal d’influences. On ne veut pas donner les noms des groupes qui nous inspirent parce que ça rétrécit le point de vue. Une fois, à l’occasion d’un concert, quelqu’un a qualifié notre musique de « stoner post-grunge ». Ca ne veut rien dire en soi, mais ça peut donner une idée… Nous, ce qu’on cherche à faire, c’est juste un bon son qui nous plait : brut, mélodique et bien péchu dont l’énergie pourra être libérée sur scène !
En dehors de la scène que fait PROGSTONE dans son local de répétition?
Nos deux répétitions hebdomadaires sont des moments indispensables à nos vies. Ce groupe, c’est notre soupape après une journée de travail. Donc, quand on se retrouve au local, c’est toujours un moment de plaisir et de convivialité. Nos répèts n’ont pas de lignes directrices. En période de concerts, on va surtout consacrer du temps à tourner nos chansons et à mettre au point les détails qui ne jouent pas. Quand c’est plus calme, on prend davantage le temps de composer, de parler de questions qui n’ont pas forcément un rapport direct avec la musique : promo, recherche de salles… Bien sûr, nous avons toujours quelques bières dans le frigo et une machine à café prête à l’emploi, histoire d’animer nos longues discussions !

Les morceaux, comment sont-ils créés?
En principe, on compose d’abord les musiques sur lesquelles on pose les lignes de voix. Les paroles n’arrivent que dans un troisième temps. Chacun amène ses idées et on essaye de construire quelque chose à partir de là. Une fois que l’on a une ébauche de structure, on enregistre le tout et le chanteur vient travailler ses lignes de voix. Après on joue le tout, on en discute de manière très ouverte et démocratique, sans avoir peur de dire ce que l’on pense. Quand une idée est retenue, on écrit des paroles et on intègre la chanson dans le set pour voir comment elle est reçue en live.
La scène, un lieu d’angoisse ou de pur bonheur?
Jouer sur scène est une des raisons d’être de PROGSTONE. On n’a très honnêtement pas de mauvais souvenirs de scène, si ce n’est l’interview du groupe après notre live à Gampel dans un dialecte haut valaisan incompréhensible ; un grand moment de solitude sur le coup, mais de bons rires aujourd’hui ! Ce qui nous plait particulièrement, c’est d’aller jouer dans des endroits qu’on ne connaît pas, si possible assez loin de notre Valais natal, en France ou dans d’autres cantons. Ca permet de faire des rencontres avec des gens qui partagent la même passion que nous, d’avoir des discussions, de nouer des liens musicaux, de constituer un réseau… Notre ambition aujourd’hui est de faire notre place et de grandir à notre vitesse. Si des plus grosses opportunités se présentent, on les saisira !

Quels sont les projets presents et à venir pour PROGSTONE?
Nous entrons en studio très prochainement pour créer un CD 4 titres. A cela, nous allons ajouter le clip DVD d’une chanson filmée et enregistrée en live lors de l’Avalanche Festival de Salvan, le 24 février 2012. Avec ce matériel et l’ouverture prochaine de notre site internet www.progstone.com, on compte faire une promotion plus efficace de PROGSTONE. Sinon, on a une tournée d’une semaine prévue en avril 2012 dans toute la Suisse Romande avec WITCH OF VOODOO, un groupe de Stoner de Genève qu’on a rencontré lors d’un concert au Sunset, et un autre groupe autrichien. On est aussi sur le point de décrocher quelques dates en Belgique pour cet été. Voilà pour les gros trucs, sinon, on continue de jouer des concerts par-ci par-là.
Et pour terminer, place au PatchOquizz :
· Que devez-vous ou ne pas faire avant de monter sur scène?
Boire un verre pour se détendre est important avant de monter sur scène, mais pas trop… C’est déjà assez difficille de bien jouer sans handicap !
· Comment avez-vous vécu votre première scène?
Dire qu’on était pas tendus serait mentir, mais quel plaisir et quelle satisfaction d’en arriver là avec PROGSTONE !
· Vous arrivez sur scène, la salle est vide…que faites-vous?
On envoie notre musique avec la même énergie que devant 1000 personnes et surtout, on se fait plaisir !
· Vos papas et vos mamans sont dans la salle…votre réaction?
Ils sont souvent aux premiers rangs. On est fiers que nos parents aiment notre musique et nous soutiennent ! Merci à eux !
· Suite à un concert, une groupie hystérique vous attend dans votre loge…votre réaction?
Oula… On la confie à notre chanteur qui saura surement bien s’en occuper !
· Après un concert, vous êtes plutôt bière ou cigarette, ou autre chose?
Pas autre chose que des cigarettes et des bières, mais sans aucune modération !












