PatchOreport – Caprices Festival / 4

 

Samedi 9 avril 2011 ça sent la fin pour cette dernière soirée !

En route pour cette dernière soirée… Caprices est bientôt fini, mais en attendant le début de la fin ANNE SOUL prend place sur la scène du Réservoir, malheureusement pour elle vide ou presque, très certainement dû à l’heure trop avancée ce 1er concert. Il est vrai que jamais de ces 4 jours le Réservoir n’avait ouvert les portes si tôt pour y accueillir artiste et public…

Anne Soul saccade légèrement sa voix donnant ainsi de l’importance qu’à certains mots, marquant et soulignant certaines phrases d’un timbre profond et groovy. Malgré ses jeunes 17 printemps elle nous prouve ce soir la teneur de son coffre, dansant pied nu un peu comme si les planches étaient chaudes, bouillantes, contrairement au public lui bien trop sage, trop calme, sûrement pas totalement réveillé de sa sieste au soleil plus qu’estival.

Malgré un look recherché Anne Soul nous donnera le tournis de par ses manies incessantes, se rendant donc désagréable à notre œil vif. Elle qui avait participé l’an dernier à l’émission La Nouvelle Star est la dernière finaliste du New Talent Tour de cette édition. Une de plus à tenter de se donner à fond sur cette scène Capricieuse, à tenter de nous convaincre de son talent, mais une question persiste tout de même…

« Où sont les gens ? »

Comme j’ai du temps je vais tenter d’y répondre en entamant allégrement une chasse à l’homme… sans sous-entendu aucun!

Je me dirige vers The « Village » le plus proche, en recherchant People et en me disant qu’à cette heure-ci les gens doivent avoir la dalle, une dalle en béton mais non… Il n’en est rien…

Je repars dans l’autre sens tout en passant devant les WC dont personne n’aura à ce moment précis l’utilité et l’un des fumoirs noir… de monde… Arrivée d’un pas décidé à la Barakazik où un DJ nommé VKEE est sensé foutre une ambiance folle bien que pour ça il lui faudrait… des gens… non-fumeur!!!

Courant jusqu’au Chapiteau, en passant par une entrée limite désertique, j’espère y trouver quelques clowns, quelques comiques faisant le cirque ou même quelques acrobates qui taperaient du pied ou faisant le stand en attendant Lilly Wood & The Prick mais non…Il n’en est rien…

Bref… Je retournerais donc à l’opposé et prendrais un peu d’avance avec un petit retour sur le festival d’une manière un peu plus générale, calepin et stylo à la main assise sur le sol du Réservoir tout en attendant Cocoon…

Il manquerait juste un petit espace, pour les gens comme moi qui aiment capter les moments sur l’instant piqué sur le vif… Un petit carré avec lutrins et loupiottes se serait trop chouette… c’est vrai quoi, il y a bien la « fosse » pour les photographes ; )  Qu’à cela ne tienne on le fera de toute manière avec ou sans !

Une 8ème édition jusqu’ici totalement réussie qui aura ravis petits et grands en affichant Sold Out 3 soirs sur 4 et où l’on parle déjà de records de fréquentation battus. Preuve vivante donc de la qualité de sa programmation, où chacun finalement à pu en tirer profit, y trouver son compte et son bonheur. Une édition sachant mélanger les genres, marier les styles, faisant se croiser des gens d’horizons totalement différents qui n’auraient peut-être jamais pu se rencontrer dans la vie de tous les jours !

Un site agréable parsemé de copeaux de bois rendant le lieu plus chaleureux. Des couloirs chauffés afin de se rendre facilement d’une salle surchauffée à l’autre sans trop frissonner, ni claquer des dents, et sans avoir non plus l’impression de croiser 8’000 personnes. Des couloirs vous conduisant aussi jusqu’à un « Village » aux senteurs variées fleurant tout bon le Caprices de la gourmandise ! Un voyage culinaire, que vous pouviez entreprendre à toute heure du jour ou de la nuit, vous menant d’un bout à l’autre du globe, entre USA, Asie, Mexique, Italie, sans oublier la plus noble contrée, le Valais !!!

Il est également certain que l’accueil réservé au PatchOmag fût de qualité, très apprécié et appréciable aussi. On doit bien reconnaître quelques avantages incontestables à ces accréditations hormis bien entendu l’économie du prix des billets. Ne serait-ce déjà uniquement l’accès aux toilettes du staff, bénéficiant toujours de papier et sentant le printemps! Il y a également l’accès au « POUF », espace divin et confortable tout spécialement conçu pour rendre le sourire et l’énergie au Staff avec comme son nom l’indique plein de poufs… de canapés aussi, et de matelas…

Un « STAFF » qui d’ailleurs a réalisé un job incroyable durant ces 4 jours riches et intenses et qu’on félicite à outrance, sans qui rien de tout cela n’aurait été possible! 1’000 personnes se sont rendues dans l’enceinte du festival pour contribuer à sa réussite, à son succès… Faire que vous trouviez les lieux propres et sécures, que vous soyez à chaque commande au bar bien servi, et que ces derniers soient bien fourni ! Tout ça sans même parler des gens que vous n’avez pas vu, pas croisé, ces gens de l’ombre qui se sont occupés eux de la production, de la promotion, de la billetterie, du montage, des backstage, des transports, etc.

A coup sur on aura oublié quelqu’un sur ces 1’000 personnes, alors si tel est le cas ce message est aussi pour vous :

« Immense MERCI et grand BRAVO pour votre implication au sein du Caprices Festival»

20h49…

Une vague de fraicheur vient à noyer la moitié du Réservoir, soutenue par quelques mouettes affolées aux cris stridents à la seule vue de COCOON à peine débarqué sur scène, petits falots à la main, fagoté de jolis costumes…

Cocoon que tout le monde à l’air d’affectionner et de connaître ici, un duo tout en douceur, magnifique, physique, chimique, chimérique, où cordes de guitares, de basse, de violons et violoncelle s’encordent avec celles du piano, soufflées par une batterie légère ne manquant pas d’énergie pour autant.

Bon quand je dis tout le monde c’est relatif… Parce qu’à me retourner quelque chose me dis que ce soir c’est le Club et uniquement le Club qui battra son plein, qui fera carton plein et ce à outrance, avant de me filer un carton rouge !

Bon revenons à nos Cocoon !

Elle est impressionnante de légèreté la voix de cet homme là, guitare sèche à la main. Cocoon qui rend cet espace confortable et doux. Reste à savoir si au sortir de cette salle on aura rajeuni, retrouvé nos cœurs et nos âmes d’enfants, ainsi que l’énergie de nos 20ans pour s’enfiler au Club…

www.myspace.com/listentococoon

Mais non de dieu vous avez foutu quoi ce soir à la prog’?

2 concerts en même temps, le 1er de Cocoon où j’aimerais rester absolument afin de reprendre quelques forces… et le 2ème que je vais m’empresser d’aller découvrir, rejoindre sous peu…

LILI WOOD & THE PRICK, sous un Chapiteau quand à lui aussi beaucoup trop calme. Mais peu importe, Lili Wood & The Prick c’est bon, rassurée que ça bouge enfin après être arrivée en plein morceaux pas franchement stimulant pour le corps !

C’est une histoire rare, et qu’on souhaiterait sans fin, qui unit Nili et Ben rencontrés un soir à Paris, un feeling, un lendemain… LE lendemain qui fera qu’ils composent leurs 3 premiers morceaux. Il y a de la magie dans la musique vous dites ? Warf… si peu !

Nili est époustouflante sur scène, même si elle n’est pas la plus souriante ou communicative qui soit, et que du bois elle n’a ni la gueule ni même la langue… elle qui sait communiquer différemment que par sourires forcés, obligés ou désabusés. Alors quand elle demandera au public de sauter les plus fervents s’exécuteront sans râler, sans résister…

Lili Wood & The Prick sont et font exactement ce qui se fait à l’heure actuelle, indéfinissable donc par définition… et touchons du bois pour qu’ils le reste !

www.lillywoodandtheprick.com

 

C’est maintenant au tour de la marraine du festival, MARTINA TOPLEY-BIRD, de prendre place sous le Chapiteau en bonne habituée des lieux qu’elle est depuis 2003. Elle qui est aussi la nouvelle voix de Massive Attack c’est sous son effigie uniquement et sous son nom propre qu’elle vient ce soir lancer son Trip Hop ambiance version coin du feu, un peu trop tranquille à mes yeux.

J’aurais au combien préféré découvrir cette artiste aux confins d’une salle intimiste…Loupé… Je m’en irais alors bien avant l’heure, ne trouvant pas dans son show ce que j‘étais venue y quérir et sans vraiment savoir non plus ce que j’étais venue y chercher…

Je vais aller tâter l’air du Club qui patiente et surtout s’impatiente déjà à la simple idée de pouvoir se déchaîner sur les mix très attendu de PAUL KALKBRENNER l’incontournable de la scène électro minimaliste Berlinoise. Et même dans l’attente je trouve les rythmes bons alors je danse… Alors on danse !!! et j’en oublie totalement ZAZ pour la peine! Je sors donc de là et je cours m’enfiler à nouveau sous le Chapiteau bondé…

Mais les rythmes entendus précédemment, que je n’ai su taire ou quand bien même trahir ou mentir, on eu raison de moi. Résonnants encore trop fortement à mes oreilles je suis repartie de là d’où j’étais venue, m’en suis allée les retrouver… j’ai erré ainsi des heures durant… en humant l’air ambiant, moite à souhait, déchiré et fracassé !

Me sentant trop sobre j’ai fini par quitter les lieux, déçue de n’avoir dansé avec personne… Déçue de ce samedi soir sans réel coup de cœur ou encore coup du sort ! Déçue que le Caprices s’évertue encore et toujours à programmer de l’électro dans une si « petite » salle ou alors à vendre plus de billets que de place! Fâchée je me rends au Village pour une fajita chocolat… y en avait pas, y en avait plus !!! Moi qui voulais faire dans la compensation c’est loupé !  Du coup je vais aller chercher une gaufre  CHOCOLAT à l’entrée et là c’est le choc oh la… la !!!

La Barakazik est sans dessus dessous, totalement renversée, chavirée ! mais surtout sous le charme de TIME MACHINE et de ses 3 somptueuses déesses black qui revisitent les titres les plus disco, funk et soul des années 60 à 80! Et voilà qu’ALORS ON DANSE !!!!!

Et voilà comment finir sur une bonne note un Caprices Festival… Un Billie Jean dans l’oreille, une gaufre chocolat sous la dent, des copeaux de bois plein les shoes et surtout, surtout le diable au corps!!!

Le Caprices Festival 2011 aura accueilli en l’espace de 4 jours plus de 32’000 festivaliers en tout genre, plus de 80 artistes tous styles confondus, et sera probablement la plus belle édition que le Festival ait connu.

Ce qui promet une neuvième édition incroyable si ce n’est pire encore ! Et pourquoi pas une édition apocalyptique du 11 au 14 avril 2012

Mais cette édition a fait aussi la part belle aux révélations scéniques avec les quatre finalistes du New Talent Contest qui ont ouvert les soirées en beauté les quatre jours du Festival. À ce propos le Festival annonce aujourd’hui que la gagnante de ce concours de nouveaux talent est la Genevoise LICIA CHERY qui a étonné par son professionnalisme et charmé les spectateurs lors de sa prestation. Elle gagne donc la possibilité d’enregistrer un album dans un studio professionnel et de le distribuer dans tous les magasins Manor.

Le PatchOmag félicite donc Licia Chery autant pous sa performance que pour sa victoire et lui souhaite le meilleur à venir.

Le PatchOmag remercie également du fond du cœur toute l’équipe du Caprices Festival pour son professionnalisme, son accueil, sa confiance ainsi que pour l’ouverture de ses portes autant que celle de ses bras!

Le Caprices est fini…

Nous n’irons plus jamais
Ce soir, c’est plus la peine
Nous n’irons plus jamais
Avant l’année prochaine
CAPRICES est fini… c’était la ville….

Belle année à tous et puisse la musique réaliser des miracles dans vos vies ! Amen !

Corine

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